Mighty Mighty Bosstones (The)

Interview >> Mighty Mighty Bosstones (The)

Lorsque l’occasion de poser quelques questions aux vétérans du ska made in Boston se présente, ça ne se refuse pas. Voici en tout cas les réponses de Tim, le saxophoniste de The Mighty Mighty Bosstones, alors que le groupe vient de sortir un nouvel album en cette fin d’année 2011

Salut Tim et merci de répondre aux questions de PunkFiction. On peut s’attendre à quoi pour ce nouvel album ? Ça va être dans la lignée de "Pin Points And Gin Joints" ? Plutôt ska ? Plutôt punk ? Plutôt ska-punk ?

Je pense que l’album sonne moins ska (même s’il y a encore quelques titres dans le genre) pour laisser la place à un mélange de rock rentre-dedans et d’éléments pop. A côté de ça, The Magic Of Youth a une tonalité un peu différente à cause des paroles de Dicky, qui sont globalement plus engagées. Mais on n’a pas oublié de mettre un peu de fun.

Côté label, vous continuez à sortir vos disques sur Big Rig ? Vous n’avez jamais été approchés par Hellcat ou par Fat Wreck ? Il y a encore des majors qui s’intéressent à vous ?

Honnêtement, vu l’évolution du business de la musique, être sur un gros label n’apporte rien de plus à un groupe comme nous. Hellcat, Fat Wreck et Side One Dummy sont d’excellents labels gérés par des amis à nous mais désormais ils travaillent de plus en plus avec des groupes qui tournent beaucoup alors que de notre côté, on tourne de moins en moins. Et en restant chez Big Rig, on garde un contrôle total sur chaque aspect de l’album.

Vous avez à nouveau confié la production à Ted Hutt. On ne change pas une équipe qui gagne ?

Ted est l’un des meilleurs du milieu et notre collaboration avec lui se passe vraiment bien. Il a suffisamment de personnalité pour se faire entendre parmi les grandes gueules du groupe, tout en écoutant les idées de chacun et en apportant les siennes. Un producteur n’a pas grand chose à faire tant que tout se passe bien. Mais quand on se retrouve face à une impasse, Ted consulte tout le monde afin de trouver la solution.
Il est également perfectionniste, il n’hésitera pas à démonter une chanson piste par piste pour la reconstruire afin qu’elle sonne mieux. Mais son assistant, Ryan, est aussi important que lui ; c’est quelqu’un de doué et c’est un bonheur de travailler avec lui.

Près de quinze ans plus tard, quel regard tu portes sur la période "Let’s Face It" et sur la vague ska de 95/98 ?

J’ai un regard assez nostalgique sur cette époque. On était en plein période post-grunge et la scène était dominée par des copies ennuyeuses, geignardes et sans talent de Nirvana. Ce qu’on appelle "La troisième vague du ska" (sans compter celles du punk-mélo et du jazz/swing qui sont arrivées en même temps) a ramené du talent, de la musicalité et de fun. Et depuis ce temps-là, on a vu divers courants arriver et disparaître et les BossTones sont toujours là. On fait ce qu’on veut et on aime ce que l’on fait.

C’est quoi cette manie de faire des concerts à Noël (Hometown Throwdown), toujours avec des invités de prestige ?

On s’éclate vraiment lors du Hometown Throwdown, donc les bons groupes veulent y participer. Ce qui fait que l’affiche s’améliore d’année en année !

Tu connais Jaya The Cat, des Bostoniens d’Amsterdam ?

Ouais je les connais personnellement, ce sont des mecs super sympas. Quand ils étaient encore à Boston, je les ai faits jouer à quelques reprises.

Est-ce que tu te souviens de votre passage dans un show TV qui s’appelait Nulle Part Ailleurs en 98, juste avant votre concert au Divan du Monde ? C’était un grand moment de télévision pour nous ici !

Je m’en rappelle vaguement. J’adorerais le revoir, est-ce que tu sais s’il est visible quelque part ?

Je l’ai sur une vieille cassette VHS, il faut que je pense à la numériser pour la balancer sur You Tube...
C’est déjà l’heure de la dernière question. En septembre 2010, DYS c’est reformé, et c’est Dicky qui à présenté le groupe sur scène en se présentant comme un membre du Wolfpack. Est-ce que ce groupe a réellement existé ou est-ce une légende ?

DYS, comme les autres kids à l’origine de la scène hardcore de Boston, se réfèrent souvent au Wolfpack. Le Wolfpack n’était qu’une bande de potes très impliqués dans la scène hardcore, qui bougeaient à tous les concerts pour slammer comme des dingues. J’ai aussi trainé dans ce groupe. En fait, je chante (enfin je crie pour être plus précis) sur les chœurs du premier album de DYS, notamment sur la chanson "Wolfpack".

Ok merci mec, et longue vie aux BossTones !

Merci à Walter Mazzeo (Rude Records)

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