sept.
6
2011
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Hot Water Music + Make Do And Mend @ Le Nouveau Casino (Paris - France) le 23/08/2011 |
Après avoir boudé la France pendant de (trop) nombreuses années, Hot Water Music nous gratifie d’un deuxième passage en deux ans. Et cette année, la date n’en reste pas moins alléchante avec le retour du batteur de toujours George Rebello (il officiait chez Against Me ! en 2010), l’annonce d’un prochain album, et surtout la présence de Make Do And Mend en première partie. De quoi vous faire faire un aller-retour Brest / Paris en 24 heures, le tout entre 2 journées de boulot...
Et pour digérer les quatre heures et quelques de train, rien ne vaut une bonne bière (ou plus, merci l’happy hour) dans un des nombreux bars du quartier qui fait office de points de rendez-vous entre tous les membres de la team.
On entre donc dans le Nouveau Casino au moment où Make Do And Mend fait son entrée sur scène. Timing parfait. Les salutations d’usage vite expédiées, le concert démarre avec "Oak Square". Le son est bon, enfin pas pour longtemps car le micro de James Carroll lâchera sur le titre suivant, "Unknowingly Strong". Ce petit incident aura pour effet de casser une dynamique à peine lancée, le chant restant inaudible pendant une bonne partie de la chanson. C’est placé derrière le micro de son bassiste que Carroll reprend le cours du set et l’on peut enfin apprécier la puissance de son chant : entre les deux EPs et l’album, le gars avait déjà fait des progrès, là l’exercice commence à être bien maîtrisé. Autre sensation, la prestation du guitariste Mike O’Toole qui distillera sans faiblir toutes les mélodies du groupe du Connecticut.
L’ambiance peine à monter, mis à part quelques poings levés au premier rang, le public reste sage. Ce qui n’empêche pas le frontman de remercier les personnes présentes ce soir et surtout Hot Water Music pour les avoir emmenés sur cette tournée européenne (le premier couplet de "Remedy" se glissera même sur un des titres). Côté tracklist, c’est bien évidemment "End Measured Mile" qui se taille la part du lion ("Transparent Seas", "Thanks", "Fire Water"), seul l’enchainement "Shambles" / "Winter Wasteland" représentera l’EP "Bodies Of Water". L’impeccable "Night’s The Only Time of Day" marque la fin de la prestation de Make Do And Mend. Trente minutes c’est un peu court, on en aurait bien repris un peu plus.
La salle se remplit, les bières se vident ; quelques curieux profitent du changement de plateau pour faire un tour au merchandising situé sur la mezzanine, à côté d’un aquarium à fumeurs qui affiche complet.
Lorsque Hot Water Music entre sur scène, on sent que l’ambiance sera un peu plus chaleureuse que pour MDAM. Et ce n’est pas "Remedy" qui nous fera mentir, car en envoyant un des ses tubes en intro, les floridiens se mettent le public dans la poche. Enfin, c’est pas non plus de la folie furieuse dans le pit, il faudra attendre "A Flight And A Crash" pour voir un début d’ersatz de pogo qui ne durera pas bien longtemps.
Comme d’habitude, Chuck Ragan (qui sans sa barbe et sa coupe de cheveux de daron ressemble à un bon père de famille) et un Chris Wollard déjà bien attaqué à la Corona, se partagent la tracklist entre anciennes gloires comme "I Was On A Mountain", "Turnstile", "Manual" ou toutes nouvelles chansons extraites de leur dernier 7’’, "The Fire, The Steel, The Tread" et "Up To Nothing". Le groove de Jason Black fait encore une nouvelle fois merveille (faut reconnaitre qu’être placé au milieu de la scène ça aide) tandis qu’un George Rebelo imperturbable pilonne tranquillement ses fûts.
"Wayfarer", repris en chœur par l’ensemble de la salle, marque la fin de première partie du set. Juste avant d’entamer le rappel, Chuck Ragan remercie chaleureusement le public qui le lui rend bien en répondant présent sur "Paper Thin". Mais le grand moment de communion arrivera sur le dernier morceau, l’imparable "True Believers" des Bouncing Souls. Une petite heure de show et c’est fini, HWM quitte le Nouveau Casino avec le sourire. Et nous aussi par la même occasion, enfin jusqu’à ce qu’une horreur des années 80 ("Never Gonna Give You Up" de Rick Astley) nous force à quitter précipitamment les lieux.
On attend désormais de pied ferme le nouvel album des floridiens, prévu pour le début 2012, qui devrait être suivi en toute logique par une nouvelle date à Paris. Parce qu’avec des concerts de ce calibre, on n’a pas envie de voir la série s’arrêter ; jamais deux sans trois...
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