Début 2009, dans l’est de la France, une bande de joyeux fêtards décide de créer un groupe, pour faire du ska sans cuivres, et avec pas mal d’influences rock’n’roll. Il s’agit en fait d’un véritable all star band comme Me First and The Gimme Gimmes ou Them Crooked Vultures, avec au chant John Lewis de Rebel Assholes, à la gratte JR des mêmes Rebel Assholes, à la batterie Tma, à la basse Yan, à la gratte Fred et aux claviers Mista Purple, tous les quatre membres de Taste In Vibes (Mista Purple officie aussi dans les excellents Two Tone Club). Début 2010, l’excellent JR quitte le groupe, aussitôt remplacé par Mick de Bobby Sixkiller, les Aggrolites de la cité des ducs de Lorraine.
Peu de temps après sa formation, le groupe met en ligne sur myspace son tout premier titre, « Do You Exist », 100 % two tone et particulièrement influencé par le son des Specials. Aux quatre coins de la France, çà et là, des gens (comme moi) écoutent attentivement et se demandent d’où sort ce groupe capable d’aligner un tel hit après seulement quelques semaines d’existence.
65 Mines Street file sur les routes et donne ses premiers concerts, à la maison dans le 25, et un peu partout dans l’Est et même bien au-delà, en faisant notamment une tournée à l’automne avec Taste In Vibes, et une escale par le Dance Ska La rennais de janvier 2010 avec madame Doreen Shaffer en tête d’affiche, accompagnée par les incontournables Moon Invaders.
Musicalement, le groupe fait la synthèse entre les différents styles pratiqués par ses musiciens, ska, early reggae, punk, rock’n’roll vintage, sans jamais faire du ska punk à l’américaine, avec toujours en ligne de mire l’héritage de l’ère two tone chère à Jerry Dammers. Un autre titre balancé sur le web quelques mois plus tard en atteste : « We Are 65 Mines Street » sonne comme un manifeste.
Le groupe entre en studio, poste au compte-goutte quelques titres pas encore tout à fait terminés histoire de mettre l’eau à la bouche du fan de base, et se taille une belle réputation scénique.
En septembre 2010, le sextet sort son premier album éponyme chez les fidèles Productions de l’Impossible Records (l’un des meilleurs labels indés français) en vinyle 14 titres accompagné d’un cd de 17 titres sobrement coincé dans la pochette. Bel objet dirons-nous…
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