Fast Motion

Fast Motion >> Sailing To Nowhere

Contexte :

Fast Motion est un jeune groupe de beaux gosses lillois qui évolue dans une scène bien balisée, et plutôt bien fournie dans l’Hexagone, allant de Comeback Kid à Strike Anywhere pour les influences. Après une première démo, le groupe se lance dans le grand bain en 2008 avec ce premier EP bénéficiant d’une édition digipack soignée (artwork signé Pierre Philippe). Le disque sort aussi avec le soutien du label Street Machine Records, et des distro Don’t Trust The Hype et Disobedience.

Chronique :

La scène lilloise n’est pas la moins prolifique en ce qui concerne les groupes à penchant hardcore mélo. Fast Motion en est un des derniers rejetons, pas celui avec le nom le plus mémorable, mais pas le moins talentueux pour autant. La bande s’inscrit sans vergogne dans la lignée des "nouveaux groupes des années 2000", ceux qui ont écouté en boucle les Wake The Dead, les Exit English et autres The Unraveling, le tout avec un background mélo 90’s bien calé entre les deux oreilles (« Falling Harder »).

Les influences sont donc ici évidentes. Ce n’est pas forcément un reproche en matière de punk rock, surtout lorsque l’on parle d’un premier « vrai » disque, tout cela est même plutôt légitime. La ligne de chant du refrain sur « Better Left Untold » et même le grain de voix de Gaetan « Get » Robyn, font ainsi irrémédiablement penser à Strike Anywhere.
Pour autant à plusieurs moments, Fast Motion parvient à de départir un peu du giron de ses idoles. A ce sujet, l’audace et la belle présence du bassiste Clément apporte un plus indéniable au groupe (« Watch It Burn », « Count To Ten »).

Le groupe officie dans un style parfois furieux au chant scandé rappelant le premier chanteur de Nine Eleven ou le M-Sixteen des débuts (« Father & Son »). Gaetan fait preuve de belles transitions vocales même s’il paraît plus efficace dans le registre hardcore. Les progrès qu’il lui reste à effectuer au niveau vocal et de l’accent anglais sont plus évidents sur les parties mélodieuses.
La prod elle, manque un peu de corps, un son Loko Studio par exemple aurait sans doute gonfler (artificiellement ?) le taux de testostérone de nos nordistes.

La capacité à pondre des mélodies marquantes et à se renouveler sur 7 titres augure pourtant d’un beau potentiel pour un futur premier album, espérons-le. Pour l’heure, le groupe atteint sans doute son meilleur niveau en fin de disque. Sur le morceau « Tookie » (là encore avec une ligne de basse bien sentie), les chœurs, la mélodie et la vélocité dégagés par l’ensemble fait vraiment mouche. Le groupe nous amène en plus, l’air de rien, un plan cuivré en milieu de piste, plutôt surprenant.
« A Gun In My Hand » et « Better Left Untold » sont quand à eux les morceaux les plus virulents du disque, les plus typés Thomas Barnett & Co aussi. Ils clôturent les 17 minutes d’un premier EP vraiment prometteur qu’il nous tarde d’entendre sur scène (le groupe a fêté sa sortie en première partie de Black Sheep et Voodoo Glow Skulls, à domicile fin novembre 2008). Sailing To Nowhere ? M’est avis qu’avec de telles dispositions ce groupe ne navigue surement pas vers nulle part !

Connexion
Inscription
Informations de connexion
  •  

Copyright © 2003 - 2012, punkfiction.servhome.org. Tous droits réservés.
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.


SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0