Subcity Stories

Subcity Stories >> Behind The Memory Tree

Contexte :

Subcity Stories est un jeune groupe de la région tarbaise, formé en 2007 après le split de Post Control (dont sont issus le chanteur/guitariste et le batteur). Un premier EP en forme de démo, puis un split EP remarqué, partagé avec Pegazio chez Kicking Records, apportent quelques échos positifs au combo bigourdan qui tourne tant qu’il peut avant de s’atteler à la composition d’un 1er album. Behind The Memory Tree paraît ainsi début 2011 sur le propre label du trio, Not A Pub.

Chronique :

Ah les 90’s ! Le temps de Corona, de Skatman, des boys bands, mais surtout celui de Dischord et Sub Pop Records, du grunge, de NoFX et de Fugazi etc… Nul doute que le trio de Subcity Stories a maturé dans ce terreau-là, malgré son jeune âge, et en a extrait une personnalité déjà bien affirmée pour un premier album.

Les forces en présence ? Un rock nerveux teinté d’emo-punk et de post-hardcore avec, c’est sûr, des références bien ancrées (Fugazi, At The Drive-In, Biffy Clyro ou même The Mars Volta pourquoi pas...), mais aussi une certaine liberté de ton qui fait plaisir à voir (un petit quelque chose de cette touche frenchy des Aghast, Tang et autres Lead Orphans...). La voix rappelle celle de Geoff Rickly, dans sa fragilité, ses aigus borderline, ses tiraillements, ses alternances aussi, tant les hurlements et les transitions sont ici utilisés sans outrance ni artifice. L’organe de Steve Ziane en rebutera plus d’un au premier abord, c’est certain, pourtant la densité de ce que délivre ce trio dépouillé mérite qu’on s’en accommode. Les vocaux constituent d’ailleurs un aspect assez secondaire chez Subcity Stories, là où chez Thursday ils magnifient l’aspect émotionnellement chargé de la musique.

Ajoutons que l’accent anglais perfectible constitue un des seuls obstacles à l’immersion que propose ce groupe. On reste ainsi un peu sceptiques sur les titres plus chantés tels que « Lost/Adrift », où les limites vocales du chanteur se font jour.
Qu’à cela ne tienne, le groupe a la bonne idée de placer à la suite un instrumental tout ce qu’il y a de plus immersif avant un nouveau titre percutant et plein d’émotion avec « Imaginary Complex ». La tracklist est ainsi un autre atout de ce disque fort bien aménagé, et dont les 42 minutes d’aller-retour, de va-et-vient et de crescendo se révèlent tout à fait digestes (là où même les maîtres du genre sont/étaient parfois inconstants !). Le meilleur exemple est peut-être l’inquiétant morceau de 6 minutes excellemment géré entre hurlements, tempos à géométrie variable et grandes plages instrumentales plus lourdes.

Et là encore, l’alternance est de mise et c’est sur des tons plus lumineux qu’enchaîne le groupe avec « Memories » (qui n’est pas sans rappeler Lead Orphans cités plus haut, un autre groupe prometteur d’il y a quelques années) puis la tempétueuse « Verbal Essence », la chanson la plus rock n’roll du lot. Un duo de fin d’album qui booste encore un peu plus un disque qui ne manque décidément pas de variations et d’énergie (renouvelable !) à revendre ! Un premier accomplissement « pro » pour ce groupe dont la capacité à pondre des tubes n’est pas non plus à négliger : la parfaite « Thirteen », toute en nuances, ou encore « (A New Shape) Part1 : The Sparkling One », précise et concise en moins de 3 minutes (une expérience à renouveler ?). De quoi en tout cas s’exporter largement au-delà du fameux Celtic Pub de Tarbes…

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