sept.
9
2011
|
The Flatliners + The Decline ! + Wank For Peace @ La Scène Michelet (Nantes - France) le |
Deux groupes français qui montent, un groupe de chez Fat Wreck qui fait deux dates en France lors de cette tournée, une salle sympathique, le tout un dimanche soir, Millefeuille Prod et We Formed A Band on osé le faire en Province ! Et grand bien leur en a pris puisque la veille le concert affichait déjà complet !
A cause des travaux dans les rues de Nantes, lorsque l’on pénètre enfin dans la salle surchauffée, les Wank For Peace ont déjà commencer à envoyer la sauce, la salle est assez statique mais concentrée sur le set des angevins, l’ambiance est bon enfant, des embryons de pogo se forment lorsque Flo descend bousculer gentiment les premiers rangs.
Le groupe, qui commence à avoir pas mal de titres à son actif, pioche un peu dans tout ses skeuds, la face du split avec Mon Autre Groupe et sa reprise de "Damnit" (suivie en choeurs par une bonne partie des premiers rangs), et des tubes comme "Thugs & Pedophiles". Pas mal de nouveaux titres également, dont certains déjà connus (arrivée imminente de l’album oblige) : "We Are Nothing", "The More We Drink, The Worse We Sound".
C’est un "Free Hugs" magistral qui vient finir se set, c’est bien la cinquième fois que je vois les WFP, et à chaque fois c’est de mieux en mieux, le hardcore mélo du combo se bonifie avec le temps, et il est fort possible que le groupe, avec son attitude positive, devienne aussi populaire que certaines pointures du genre dans l’Hexagone.
Le temps de se faire une fausse joie en se rendant compte que la grosse pile de vinyles (Face To Face, The Arteries...) posée à coté du merch de The Flatliners n’est pas à vendre et qu’elle est la propriété du merch guy du groupe (ayant profité de la tournée européenne du groupe pour faire de belles acquisitions) ; et The Decline ! monte sur scène.
Le 45 tours sorti il y à quelque mois avait fait plutôt l’objet de bonnes critiques, une découverte pour beaucoup. Ajoutez à cela que le passé des membres du groupe est assez fourni en participations à des projets reconnus (Nevrotic Explosion notamment), voilà qui laisse présager d’un bon moment pour ceux qui n’ont encore jamais vu le combo à l’œuvre !
Et lorsque le groupe déboule, la chaleur est encore plus présente, cela ne l’empêche pas d’enchaîner ses chansons tantôt mélancoliques tantôt plus joyeuses, dans une bonne humeur affichée sur les visages et avec une énergie remarquable (à la limite de la collision entres musiciens par moment).
Lorsque qu’après quelques titres électrisés, le chanteur entame seul un des morceaux avec sa guitare acoustique, l’ambiance devient plus intime, mais celle-ci ne décolle toujours pas malgré les efforts déployés par le groupe, et les refrains entraînants des titres comme "Concrete". La faute à la chaleur et au public venu surtout pour Flatliners ? Probablement les deux. Après un rappel (avec un ou deux titres du 45 tours) qui a failli ne pas avoir lieu pour cause de pénurie de baguettes de batterie (si, si, c’est possible), le groupe quitte la scène après un long set qui - à en juger par les applaudissements nourris et les cris - n’a finalement pas laissé la salle indifférente. La aussi, le premier album ne devrait pas tarder, et cela risque d’être également un gros succès, tant ce punk rock mâtiné de vieux rock’n’roll aux relents parfois country/folk est efficace.
Une petite douche à la pluie dehors ça ne fait pas de mal, et hop, The Flatliners débarquent, boum, c’est parti ! Gros accords, pogos qui se déclenchent instantanément, poings qui se dressent... et puis plus rien. Blackout. Coupure de courant totale dans la salle de concert, quelques minutes qui paraissent assez longues, et c’est reparti pour de bon, l’ambiance vire à la folie furieuse, les visages sont rouges comme les amplis, les t-shirts humides comme les murs de la salle recouverts de gouttes de condensation.
Avec l’ambiance, la température est encore montée d’un cran et il doit faire plus de 40 degrés dans le Michelet. Ce n’est surement pas "There’s A Problem" qui va faire retomber le soufflet bien au contraire, certains tentant même avec plus ou moins de réussite de slammer. Le groupe lui, a l’air de vraiment souffrir et est en nage (le chanteur guitariste restera assez longtemps allongé à plat ventre après le rappel).
Malgré tout, les canadiens envoient tout ce qu’ils peuvent, avec énergie ("Fred’s Got Slacks", "Christ Punchers") et émotion ("Eulogy"), le concert passe très vite, et même avec un rappel on aimerait bien en entendre toujours plus !
Probablement LE concert de la rentrée à Nantes, avec des groupes français qui prouvent qu’en live ils peuvent assurer autant que pas mal de pointures, et une tête d’affiche qui ne déçoit pas, bien au contraire ! Merci à l’asso Millefeuille Prod notamment qui se bouge tout au long de l’année sur Nantes.
Tweet