oct.
4
2011
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Off With Their Heads + Street Poison + Personne + Sheldon Cooper’s Spot @ Les Combustibles (Paris - France) le 28/09/2011 |
Ce concert devait être l’au revoir, l’adieu des Marxmallows à la scène parisienne. Ce devait être un adieu en grandes pompes, un enterrement avec trompettes et tirs en l’air, mais suite à des dissensions internes et à un match de catch opposant The Undertaker au Big Show, le groupe s’est vu contraint de renoncer à cet adieu festif et à sortir par la petite porte. C’est donc les bad boys de Street Poison qui ont eu la lourde tâche de reprendre le flambeau. Quoi qu’il en soit, je profite de ce live report pour allumer un cierge et tirer mon chapeau imaginaire aux gars des Marxmallows.
Début des hostilités à 20h30 pétantes et ce sont les petits nouveaux mais non moins bons Sheldon Cooper’s Spot qui endossent le rôle de chauffeurs d’ambiance devant la petite centaine de personnes qui a fait le déplacement jusqu’aux Combustibles (ce qui est quand même bien pour un concert en plein milieu de semaine)... Et ça commence fort. Avec son pop-punk-rawk à la Dear Landlord/Dopamines, et son entrée sur le générique de The Big Bang Theory, le groupe réussit son coup. La bande n’est pas encore tout à fait à l’aise mais son jeu est déjà incroyablement bien calé et les voix se répondent à merveille. Et le public ne s’y trompe pas, ça gigote en dessous de la ceinture, ça bat du pied et ça remue les chevilles. Malheureusement il n’y a que Fikce (de Justin(e), Poésie Zéro et qui a fait quelques petits remplacements au sein du groupe) pour lever le poing et pousser la chansonnette... Mais ça ne devrait plus durer très longtemps puisque, ce soir c’est la release party de la première démo de SC’sP : "The Very First Season". Celle-ci est mise à l’honneur puisque les quatre morceaux de ce disque sont passés en revue, notamment l’excellent "That’s My Spot". Les gugus finiront par une reprise de "Charly Bigertime" de The Copyrights et par "Not Alone (Size The Dead)", le tube de l’été 2022.
Vient ensuite le tour de Personne. Eux aussi font leur release party ce soir, enfin la deuxième en fait... pour l’album "Haters Gonna Hate". Et la set-list n’a pas beaucoup changé depuis le samedi précédent. Entre quelques vannes lancées à Bruno "papa" Lopez, le groupe envoie la quasi totalité des titres de la tracklist de l’album et arrive à faire scander par tout le public de gros "c’est nous l’anarchie !", façon Bérurier Noir sur "Je Suis Pas Un Punk". Et puisque Guigui était lui aussi de la partie, on a eu le droit à la traditionnelle reprise de "Gras" de Fart Air Tone avant de terminer par "Radasse2000". Un bon petit concert avec un Ken frais et sautillant comme un gardon. Un concert au poil !
On va boire un coup avec les copains en attendant que les banlieusards s’installent. On parle de tout et de rien, de savon et de logement, et pendant ce temps, Street Poison commence son set. A raconter nos vies, on en rate dix minutes mais à entendre le bruit qui s’échappent de la salle ils ont l’air de s’amuser. Et c’est exactement ce qu’on constate en rentrant : un vrai bordel. Les petits gars du 9-3 balancent leur street-punk dans ta face, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils sont aussi bons que la pochette de leur premier album est dégueu. Le groupe pioche d’ailleurs allègrement dans celui-ci ainsi que dans son prochain 45T à venir. Le groupe envoie le pâté et s’il continue comme ça, il pourrait bientôt mettre une bonne fessée à bon nombre de combos signés chez Hellcat Records.
C’est enfin le tour de la surprise de ce soir, « le chat avec le masque et le cheeseburger » annonçait l’affiche... Mais qui ça peut bien être ? Et soudain... Ryan Young qui se pointe dans la salle. Bon en fait j’en rajoute un peu, il est pas entré dans la salle comme par magie, il s’est même pointé plusieurs fois pour mater les concerts et prendre des bières, mais ça aurait été classe ! Le groupe surprise de ce soir sera donc Off With Their Heads mais sans Zach, juste en power trio. Et c’est d’ailleurs à cette formule qu’il faudra s’habituer puisque le chanteur de Dear Landlord a quitté le groupe pour se consacrer à ses études.
Le changement de plateau et le line-check le plus rapide que j’ai jamais vu... En un clin d’œil le groupe était sur scène et avait commencé à envoyer un gros "All I Can Do" en plein dans nos tronches. J’ai d’abord cru à un ’check’ mais non, les voilà qui enchainent directement avec "Drive". Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la mayonnaise prenne. Levés de poings, sing-along en tout genre et quelques pogo. Le groupe équilibre son set entre "In Desolation" et "From The Bottom" et n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde et les gros tubes comme "Fuck This I’m Out", "Their Own Medecine" ou encore "For The Four".
Mais il y a quelque chose d’étonnant ce soir dans le set des américains, une espèce de nonchalance qui contraste avec la puissance et l’énergie du jeu, les bières aidant et cette date faisant aussi probablement office de tour de chauffe/bouche trou... Techniquement il n’y a rien à redire, un set à l’américaine, carré, et réglé comme une montre suisse. Un très bon concert mais auquel il manquait toutefois ce petit truc, ce grain de folie qui aurait put le rendre incroyable.
Un concert qui se finit du coup un peu en eau-de-boudin car malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et les joies de la vie périurbaines m’ont encore une fois fait rater la fin du ’pestacle’. Maudit RER A, je te hais ! Enfin bon, même si j’ai loupé un excellent épisode Des Racines Et Des Ailes, je n’ai pas perdu ma soirée !...
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