sept.
26
2011
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Enraged Minority + District + Streets Of Rage @ Le Soap Box Club (Nancy - France) le Soap Box (Nancy) |
Ce qui est bien avec le Soap Box (Nancy), c’est qu’il y a toujours moyen de trouver un petit concert sympa, et en plus ce coup-ci pas besoin de se galérer à motiver du monde puisqu’un collègue parisien devenu messin (et oui doublement pas de chance, avec une veine pareille il va finir par bosser au Luxembourg), débarque justement pour l’occasion. Après nous être rassasiés nous débarquons largement en avance (21h30 quoi) et pourtant la salle est déjà bien remplie par une large majorité de skins, de quoi espérer un début rapide. Il faudra pourtant attendre 22h30 pour que Streets Of Rage entre en scène.
A partir de là pas besoin d’attendre puisqu’il suffit de quelques accords pour plonger dans le bain. Il faut dire que les zicos jouent à domicile, qui plus est devant un public largement acquis à leur cause. Du coup le pogo se lance dès le premier titre tandis que dans les premiers rangs, les poings se lèvent et les gorges chauffent pour reprendre les hymnes du groupe. Bière, musique et amitié comme dirait l’autre, c’est en parti le programme des titres lancés ce soir, le tout souligné au rouge : "Nancy Antifasciste" comme il est inscrit sur nombre de t-shirts dans la salle. Pour ce qui est de la forme, c’est de la Oï mais largement relevée au hardcore/street-punk, ce qui est forcement bon, d’autant plus lorsque le tout est soutenu par un chant double, apportant ainsi un petit peps supplémentaire. Et si sur leur démo le résultat n’est pas forcement extraordinaire, en live il en est tout autrement : une vraie bonne patate dans la gueule !
Une petite binouze plus tard et District débarque. Changement radical d’ambiance avec du hardcore rapide et violent. Forcément le public est un peu plus en retrait qu’auparavant mais pas non plus absent et ça continue de s’agiter dans les premiers rangs. Et puis bon, en plus les zicos savent s’adapter et faire plaisir à la foule avec quelques featuring, ici en intro avec Franck, chanteur de Conflict Meastria, là un avec les gars de Streets Of Rage. A peine le groupe a-t-il commencé à faire chauffer les instruments qu’il quitte déjà la scène : 20/25 minutes de jeu pied au plancher et on remballe. Hardcore qu’on vous disait. Avec ça on comprend tout de suite mieux pourquoi il n’y avait pas forcément de rush pour faire passer les groupes et on se retrouve presque dans des horaires normaux (pour cette salle de Province du moins).
Retour à la Oï avec les allemands de Enraged Minority (l’occasion de réviser la géographie pour certains : si l’Allemagne se trouve bien à l’Est de Paris, elle ne commence pas à Melun). Enfin de la Oï, on aurait rajouter quelques cheveux bien placés et bien dressés au chanteur et sur le flyer on aurait mis street-punk. On ne s’en plaint pas, loin de là, et on profite. Cela ne cesse de s’agiter chez les spectateurs, un courageux tente un slam mais le plafond n’est pas tout à fait de cet avis et le voilà qui se retrouve rapidement la tête en bas. Mais cela n’est rien face au déchaînement provoqué par « Antifascist », le gros coup de poing du premier album du groupe. Et voilà que tout le monde se presse aux premiers rangs pour scander les « Come on ! Come on ! Antifascist ! » des refrains. C’est bon, tellement que, le titre fini, les voix ne se taisent pas et emplissent la salle de « Alerta ! Alerta ! Antifascista ! ». Et comme si cela ne suffisait pas, c’est une reprise, et pas des moindres, qui arrive en fin de set : « RASH » des Brigada Flores Magon qui fait trembler les murs du Soap Box. Cela chante, poings levés, en anglais du côté du groupe, en français pour le public.
Un petit concert bien comme il faut : pas cher, avec de bons groupes en forme, un public qui l’est encore plus. Que demande le peuple ?!
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