On entend parler de Devil’s Brigade pour la première fois au changement de millénaire. Devil’s Brigade, c’est le side-project de Matt Freeman, incontournable bassiste des incontournables Rancid et ex des non moins incontournables Operation Ivy (et probablement derrière une cagoule dans Lars Frederiksen and The Bastards). Freeman et son pote Tim Armstrong commencent à écrire des chansons pendant les tournées de Rancid. Ils ne savent pas trop quoi en faire et les deux gars décident de former un nouveau groupe avec en son centre Freeman et une contrebasse comme chez les psychos.
La première trace discographique du groupe se trouve sur la compile Hellcat « Give’em The Boot vol 3 » parue en 2002, avec le titre « Vampire Girl ». Leur pote Brett Reed (Rancid) les accompagne à la batterie.
L’année suivante, le trio sort un "12 single" avec « Stalingrad » et « Psychos All Around Me » et se met un peu en standby, la faute à "Indestructible", magnifique album de Rancid et à cause de leurs autres side-projects.
En 2009, Rancid sort "Let The Dominoes Fall" et peu après leur tournée, Freeman décide de réveiller sa brigade. Avec Tim Armstrong, DJ Bonebrake à la batterie (ancien des pionniers de X avec Exene Cervenka au chant, il avait monté avec elle et Freeman les éphémères Auntie Christ en 1990) et Lars Frederiksen en featuring, il enregistre un premier album éponyme pour Hellcat, maison de qualité, produit par Armstrong lui-même et Ryan Foltz, ancien multi-instrumentiste de Dropkick Murphys. Le disque arrive dans les bacs à la fin de l’été 2010.
Inspiré par les Cramps comme par GBH, le disque est un hommage au Golden Gate Bridge de San Francisco et aux ouvriers qui l’ont construit. Six titres sont consacrés à ce monument qui fait partie du paysage de la Bay Area et de la vie de Freeman et Armstrong qui ont grandi à quelques encablures.
Quelques semaines après la sortie de leur album, les trois de Devil’s Brigade ouvrent pour la tournée américaine de Street Dogs, leurs potes de label qui aiment les chansons à boire.
